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BNF VS DIY : Test du Vortex Mojo


Chacun a son avis sur les machines BNF que l’on achète déjà faites. Si la grande majorité des pilotes confirmés préfère monter ses propres racers, ceux qui ont essayé un Vortex ne peuvent vraiment pas dire que c’est une mauvaise machine. Non seulement elle est parfaitement réglée mais en plus elle est faite du même bois que les racers DIY : Esc, carte de vol et vtx sont effectivement des composants inévitables. L’OSD actif d’immersionRC qui, je le rappelle, a précédé celui de Betaflight, le contrôle de la caméra qui a lui aussi bénéficié d’une apparition en avant première grâce à la collaboration Fatshark / Immersionrc sont des innovations fort appréciables que l’on doit en bonne partie à cette marque.

Le marché du fpv racing a lui même évolué. Il est donc temps de voir si la série des Vortex est encore à la pointe ou si le catalogue stagne. Pour cela nous allons examiner des points essentiels et comparer les améliorations du Mojo à celles des machines actuelles. Les axes qui selon moi permettent à un pilote de s’engager sur la voie de l’achat d’un BNF ou d’un kit sont les suivants :

  1. L’électronique sous le capot : l’impact sur la confiance dans la machine
  2. Race ou Freestyle, La polyvalence du Vortex
  3. Les PID, pas de corvée !

L’esthétique low profile : du neuf

Juin 2017, Paris Champs Elysees. La crème nationale et internationale des pilotes est là et c’est à ce moment que j’ai vu le Mojo pour la première fois. Les moteurs n’étaient pas des BrothersHobby mais des Sunnysky, en tout cas sur la machine de Shaun Taylor.

Ce premier contact avec le design qui était très ressemblant à celui de la version en vente aujourd’hui était surprenant dans le bon sens du terme. En dehors de la partie caméra FPV et Gopro, tout était identique cependant, à peu de choses près. Mais c’est justement cette nouvelle partie FPV qui apporte un vrai plus en termes de look et de protection. C’était le gros point faible du Vortex Pro dont la caméra fpv était un peu exposée et montée sur un support fragile. Quant au Vortex 180 et 150 qui avait déjà progressé à ce niveau, c’était une solution peu esthétique que ce chapeau FPV qui protégeait leurs caméras et ne permettait pas d’emporter une Session.

Le Mojo a lui su concilié look et efficacité. La cage de protection métallique et recouverte de Tpu injecté est belle et robuste. Elle permet en outre de régler parallèlement les inclinaisons des deux systèmes d’images, selon le support Gopro choisi.

Et du vieux

Mais le reste du design est inchangé. C’est bien dommage, après 4 déclinaisons du Vortex, que le look soit resté le même. Si on ne compte pas le tout premier modèle et ses bras pliants, la série a peu changé. Pourquoi ? Je l’ignore. Question d’identité visuelle peut être.

Les racers DIY ont eux bien réussi à évolué alors qu’ils sont très disparates dans leurs designs et leurs conceptions. Le Vortex Mojo n’est pas laid, loin de là, mais son look commence à être vieillot. Les autocollants latéraux rappellent le temps des moustachus et les couleurs manquent d’originalité. On se trouve devant un produit passe partout. Il faut tout de même avouer que le design sert avant tout la solidité.

Face à l’allègement général des racers, le Mojo suit également la tendance

Mieux pensé que le Vortex Pro, le Mojo pèse bien moins lourd. 100 grammes de moins que le Vortex Pro soit 350 g, c’est notable. La tendance globale du marché est suivie et bien sûr on gagne ici autant de puissance qu’on perd en poids. Le full throttle du Mojo équipé de la Session ( 350 g +75 g ) équivaut à celui du Vortex 250 pro sans la caméra Gopro ( il pesait 420 g nu, me semble t’il ).

Des moteurs BrothersHobby 2206 2300 kv en lieu et place des 2204 2300 kv sur le Vortex Pro, nous sommes face à un gain de puissance suffisant pour rivaliser avec un racer actuel.

Électronique furtif

Protégé et de belle qualité puisque c’est la carte Synergie qui contrôle le Vortex Mojo, l’électronique n’est pas visible. Alliée au VTX Tramp, elle est complétée par des ESC individuels faciles à changer. Le système TNR est disponible via le wound ou la nouvelle application, ils permettent tout deux de changer les réglages sans source d’énergie :

Le simple fait que les entrailles du Mojo soient cachées à un véritable impact sur la confiance qu’on a en sa machine. Les carte de vol apparentes comme on les voit sur nos machines habituelles ne donnent pas la même sensation, c’est psychologique. C’est un argument particulièrement vrai auprès des débutants.

Un racer polyvalent

Race ou freestyle, le poids et la puissance du Mojo lui permettent de pratiquer les deux disciplines. Sa robustesse le met à l’abri des gros crashs, la combinaison carbone et plastique est vraiment hyper efficace.

Tout temps

Avec ses composants tropicalisés dans les règles de l’art, le vol humide est permis. On ne parle pas d’étanchéité totale mais de tolérance aux projections d’eau. Hélas on ne voit pas beaucoup de pilotes exploiter cet avantage indéniable.

Les PID, déjà règlés

Voici une étape que vous n’aurez pas à effectuer. Comme toujours différents profils sont proposés et cette fois c’est Gapit qui partage ses réglages. C’est d’ailleurs très instructif d’observer les valeurs des pid du Mojo, elles sont loin des pid stock Betaflight. Pas de propwash, pas de vibrations, une réactivité exemplaire sur un racer pratique, fiable et personnalisable, que demander de plus ?

Le Mojo en vol

Ça faisait bien longtemps que je n’avais pas volé avec autre chose qu’une machine hyper light et j’ai été agréablement surpris par l’influence du poids sur la précision du pilotage. Avec une machine légère, il peut être délicat de bien doser ses reprises. Ce n’est pas le cas avec le Mojo. Ses réglages précis en sont sûrement la cause mais son poids influence également cette sensation. Je précise que j’ai volé uniquement avec la Session embarquée car je voulais éprouver :

La puissance de la motorisation

C’est du bon moteur ça ! Ces 2206 2300 kv et leurs excellentes 5043 V1S donnent un résultat bien méchant. L’ensemble sait pourtant rester souple si nécessaire. La marque vante 50% de puissance en plus mais j’aimerais des chiffres argumenteés plutôt qu’un slogan goût marketing.

En bref : mes impressions

Un DIY mal monté et mal réglé vaut forcément mieux qu’un BNF exemplaire. Et un DIY bien réglé n’a pas vraiment d’avantages sur un Mojo sauf peut être la reparabilité. En revanche le DIY sera plus évolutif, c’est clair. Ce n’est que mon avis mais j’ai aimé tous mes vortex et le Mojo ne déroge pas à cette règle.

Sans parler du fait que je sature un peu à force de monter une machine par semaine. L’autre point positif est le côté pratique que procure le low profile. Décoller sans se prendre la tête, c’est rafraîchissant.

La famille Vortex, vers un 2 pouces ?

Du débutant au pilote expert, la gamme est assez étendue pour proposer les quatre formats : 3,4,5 et 6 pouces. Verrons-nous un jour un vortex deux pouces? Cela pourrait être un beau succès commercial si la marque parvient à proposer une machine complètement prête à voler. Vendue avec une radio par exemple…


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