question-dgac Interview

Questions ? Réponses avec la DGAC


Connaissant un instructeur d’ULM dans ma région, ce dernier m’a mis en relation avec une personne de la DGAC afin de lui poser les questions essentielles sur la pratique du vol en immersion. C’est bien sûr moins enquiquinant que de lire le texte de loi avec des phrases qui ressemblent à des équations (même si on se doit de le lire). Pour des raisons de secret professionnel, nous appellerons notre contact « Lucie ».

FP: Bonjour Lucie, merci de me recevoir pour vous poser quelques questions sur le vol en immersion.

DGAC: Je vous répondrais volontiers Alexandre.

FP: Première quetion, où ai-je le droit de voler en FPV ?

DGAC: Dans toutes zones dégagées d’un trafic aérien important, hors agglomération bien sûr.

FP: Quelle est la règle à respecter lorsque nous volons en FPV ?

DGAC: Si vous êtes parmi les avions < 25kg alors vous êtes considéré comme un aéromodéliste de catégorie A. Dans le texte de loi, puisque vous pratiquez le FPV il y a un paragraphe pour le vol en immersion qui dit que vous pouvez voler, mais en double commande.

FP: Pour vous que signifie être en double commande ?

DGAC: 2 personnes qui sont capables de prendre la main sur l’avion, dont une qui vole à vue. C’est cette dernière qui doit le commander en cas de pépin. Elle y engage sa responsabilité civile.

FP: Quelle hauteur ne devons-nous pas dépasser ?

DGAC: Vous êtes limité à 150 mètres. Mais il arrive que des hélicoptères ou d’autres aeronefs légers rentrent dans votre zone. Il vous faut alors appliquer la règle du « voir et éviter ». C’est pour cela que vous devez être en double commande pour anticiper tout facteur extérieur.

FP: Le fait de souscrire à une licence d’aéromodélisme type FFAM assure la responsabilité si elle est engagée ?

DGAC: Oui à condition que vous soyez en double commande, vous êtes assuré.

FP: En ayant parcouru le texte de loi, est-ce que je rentre dans le paragraphe activités particulières, soumis à des contraintes plus importantes ? 

DAGC: Non, si vous n’enregistrez pas de vidéo, cela revient au paragraphe sur le vol en immersion. Vous n’êtes pas soumis à cette règle.

FP: Savez-vous que des quadricoptères grand public sont vendus avec la possibilité de filmer ?

DGAC: Oui, d’ailleurs ces personnes doivent se conformer à la loi et rentrent dans les activités particulières pour tout cliché enregistré. Qu’elles aient lieu dans le cadre d’une transaction commerciale ou non, vous devez obtenir une licence théorique en pilotage et détenir des autorisations de notre organisme.

FP: N’est-ce pas illogique ? Des milliers d’amateurs ne savent même pas que cette loi existe …

DGAC: Bien sûr que c’est paradoxal, mais c’est la loi actuelle. Charge aux amateurs de se renseigner avant tout.

FP: Enfin, avez-vous déjà réalisé des contrôles ?

DGAC: Non, jamais … Il est impossible de détecter un aéromodéliste sans le voir, et dans un cas où nous serions alerté, si cela ne représente pas un réel danger pour l’aviation ou pour autrui, nous n’intervenons pas. Ce n’est pas notre priorité.

FP: Merci pour toutes ces réponses. 


4 comments on “Questions ? Réponses avec la DGAC

  1. Etant pilote, je trouve que cela reste de la belle théorie, surtout la fameuse double commande en FPV… Attention si vous êtes non loin d’une base militaire, l’armée vol souvent en dessous des 150 mètres en hélicoptères, pour eux il y a pas de règles….

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