Test des lunettes PirateEye

Je n’avais jamais rien essayé de semblable jusqu’à présent, mais sa conception monoculaire m’a intrigué. Appelées PirateEye, ces « vraies » lunettes (de conception française) sont principalement destinées à un usage professionnel pour les cinéastes en herbe réalisant des cadrages. Mais peuvent être un bon outil pour le vol en immersion de courte durée, ou si vous apprenez à piloter en FPV.

A juste titre, nous testons la PirateEye Hobby Version à partir de 387,90 €. 

Unboxing des lunettes PirateEye

La coffret PirateEye Hobby version
La coffret PirateEye Hobby version

Les PirateEye viennent dans une petite boîte cylindrique présentant ses arguments de vente :

  • Un écran LCD ajustable de 640 x 480
  • Un champ de vision de 32° d’angle de vue correspondant à un écran de 48 pouces
  • Sélection automatique du signal PAL ou NTSC
  • Verres anti-reflets offrant une protection totale
  • Entrée vidéo RCA
  • Alimentation entre 6 et 18 Volts

Au déballage retrouvons dans une sacoche noire la paire de lunettes et les accessoires pour son entretien.

La sacoche PirateEye
La sacoche PirateEye

 

Les accessoires fournis
Les accessoires fournis

La sacoche se fixe à la ceinture et a assez de place pour embarquer un petit équipement de réception vidéo.

La PirateEye dans le détail

Les lunettes PirateEye
Les lunettes PirateEye

Les lunettes sont issues d’un modèle de lunettes balistiques, homologué par l’armée. Elles sont anti-rayures et offrent une réelle protection UV à 100%. Fournies par défaut avec des verres transparents ou fumés, vous avez la possibilité de faire fabriquer les vôtres chez un opticien. En effet, un adaptateur permet de fixer de vrais verres correctifs (attention si vous utilisez des varilux, la serie S n’est pas adaptée, et en règle générale le principe du double foyer est nettement plus confortable).

Les lunettes balistiques ICE 3
Les lunettes balistiques ICE 3

Le moniteur vidéo est monté sur un axe rotatif qui vous permet de le positionner au meilleur endroit pour votre confort visuel. Tous les accessoires sont fournis pour effectuer l’ajustement.

L'écran incrusté dans les lunettes
L’écran incrusté dans les lunettes

Cet écran est relié directement à un boitier d’alimentation tandis que dans la version pro il y a un connecteur Lemo. Encore une fois, il s’agit d’un connecteur professionnel qui ne craint pas l’usure. Vous pourrez le brancher 30 fois par jour et 2 ans après, ça fonctionnera toujours.

Le boitier est pourvu d’une entrée vidéo analogique et une autre pour son alimentation avec au dessus, un petit interrupteur ON/OFF . 

Le boitier PirateEye
Le boitier PirateEye

Essai des lunettes PirateEye

Pour alimenter les lunettes, une batterie 3S de 1000 mAh est amplement suffisante. Elles peuvent fonctionner entre 6.4 et 18 volts (Lipo 2s à 4s sur connecteur DC 2.1mm).

Le moniteur vidéo de la PirateEYE est placé sous la ligne de visée. Vous pouvez facilement regarder votre quad ou votre avion en l’air. C’est vraiment un avantage car vous arrivez à basculer entre votre ligne de vision et le moniteur vidéo en un clin d’oeil 🙂

L’œil s’adapte plus rapidement aux objets éloignés. C’est pourquoi lors du changement rapide, l’écran est positionné à une distance de 2 mètres, mais tout en conservant une image claire et lisible.

L’objectif positionné juste avant l’écran est une lentille qui ne provoque aucune aberration chromatique et optique (contrairement à la Fatshark Base).

A ce sujet, n’oubliez pas de retirer le film sur l’objectif, l’image sera bien meilleure. Il également est possible de régler la vision +/- en mettant la grosse bague orange ou en supprimant la fine d’origine.

Conclusion

Diagramme PirateEye
Diagramme PirateEye

Il ne faut pas comparer ces lunettes avec des lunettes Fatshark. C’est un concept totalement différent qui justifie le prix

Voler avec les PirateEYE était un jeu d’enfant et je pense qu’elle offrira un réel coup de pouce au débutant, lui permettant de faire la transition entre un écran FPV et des lunettes totalement immersives comme les lunettes SkyZone. Car tout en maintenant une ligne régulière en regardant droit devant, on peut facilement regarder vers le bas pour voir la vidéo à bord.

Je dirais que le seul petit inconvénient, c’est qu’il ne faut pas voler trop longtemps avec. Comme sa conception monoculaire ne vous met pas totalement en immersion, le fait de fermer un oeil pour voir l’écran peut être gênant sur la durée.

Néanmoins, cela me rappelle un texte de loi qui disait que le pilote FPV doit être assisté en double commande par une personne volant à vue pour sécuriser le drone. Dans ce cas, pourrions-nous voler seul ? 

Pour finir, je pense que la PirateEYE est plus destinée à la photographie aérienne, mais rien ne vous empêche de débuter avec.

5 commentaires Ajoutez les votres
  1. Effectivement, ce doit être l’idéal pour la prise de vue aérienne… il ne reste plus qu’à attendre la baisse des prix pour les petits particuliers passionnés 🙂
    sinon,j’attends de voir ce que peuvent donner les google glass.

  2. Bonjour,
    Vous indiquez qu’il s’agit d’une conception française. Pouvez-vous m’indiquer les coordonnées du fabricant, car j’aurais un projet à lui soumettre.
    Merci

    1. Je connais le concepteur mais il est souvent en voyage d’affaire et donc non joignable.
      Envoyez moi un mail avec un descriptif rapide du projet et vos coordonés.
      Je peux lui transmettre, il vous rappellera.

  3. Je déterre un peu le sujet: est-ce que ces lunettes sont toujours en vente ou est-ce que ce produit est abandonné?
    J’avais vu à l’époque une version pro de ces lunettes, sont-elles toujours en vente également?

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