Électricité : les bases

Lorsqu’on est nouveau venu dans le monde enchanté du modélisme, on se trouve vite confronté à l’univers merveilleux de l’électricité. Pour certains, c’est un bonheur retrouvé. La réminiscence des jours heureux, l’attente fébrile devant le labo de sciences et la déception d’apprendre que le prof ne viendra pas.

Pour d’autres, c’est un peu plus douloureux. C’est le souvenir de l’expectative angoissée devant le labo de physique et la joie d’apprendre que le prof ne viendra pas.

Pour les premiers, inutile de lire le rappel qui suit. Pour les autres, ce qui arrive devrait vous être très utile.

Comme toujours je vais utiliser une analogie très connue : l’histoire du moulin à eau et de la rivière.

Il était une fois un moulin, un meunier et une roue à aube

Construite par un gentil meunier qui voulait moudre de la farine. Et faire du pain pour tous ses copains. Il habitait près d’une chute d’eau réglable en hauteur et en débit. Il pouvait, grâce à sa copine la fée électricité, contrôler l’arrivée d’eau via un immense robinet. Il avait également placé sous le robinet un grand réservoir avec un second robinet.

Bref, il maîtrisait la rivière.
En outre, la fée lui devait des sous. Il pouvait donc, grâce à la magie, modifier à volonté la chute d’eau.

La hauteur de la chute : la tension

Pour faire tourner la roue à aube plus ou moins vite, le meunier réglait la hauteur de la chute d’eau. Plus l’eau tombait de haut, plus la roue tournait vite. La hauteur de la chute c ‘est la tension. Plus le temps passe, plus la hauteur baisse. La tension s’exprime en volts.

Hauteur de la chute d'eau images cyclurba
Hauteur de la chute d’eau images cyclurba

Le débit de la chute : L’intensité

Si le meunier avait des grains de blé trop durs, il ouvrait plus grand le second robinet. Et le débit de l’eau augmentait.  La roue avait assez de force pour broyer les grains de blé les plus résistants. L’intensité s’exprime en ampères.

Intensité importante
Intensité importante
Intensité moindre
Intensité moindre

Les deux facteurs ensemble : La puissance

En réglant à la fois la hauteur de la chute d’eau et le débit, le meunier a vite capté qu’il contrôlait la puissance de la roue. Cette puissance s’exprime en Watts.

Hauteur et débit ( tension et intensité) = puissance
Hauteur et débit ( tension et intensité) = puissance

Le volume du réservoir : La capacité

Le meunier ne voulait pas que la roue tourne en permanence. Il avait un rencard avec la fromagère. Il désirait cependant qu’en rentrant chez lui la farine soit moulue. Il a donc rempli le réservoir situé en haut de la chute. Le volume d’eau disponible après fermeture des robinets est la capacité. Elle s’exprime en Ah. Ou mAh. Si vous préférez en ampère / Heure.

Une 800 mAh pourra débiter 800 milliamperes pendant une heure ou 80 milliampères pendant 10 heures ou 400 milliampères pendant 2 heures.

Le maintien de la hauteur de la chute dans le temps : Le nombre de C

La hauteur de la chute ( la tension ) baisse avec le temps. Mais plus les C sont nombreux, moins elle baisse vite.
Il faut aussi que la hauteur soit suffisante pour que la roue à aubes ne tourne pas trop lentement. Sinon la farine gonfle avec l’humidité. ( j’ai pas trouvé mieux pour expliquer que les lipos s’usent si on ne prend pas le bon nombre de C ).

De plus lorsque la chute d’eau est de bonne qualité et que les données constructeur sont correctes ( Tattu, hyperion.. ), après un grosse baisse de hauteur de la chute d’eau cette dernière peut stagner un moment. Voire remonter un peu.

Plus clairement si vous avez un biper d’alarme de basse tension et une lipo de qualité, le biper se mettra à sonner après une grosse accélération. Mais il s’arrêtera de couiner si vous voler tranquillement un moment. Mais on parle de beaucoup de C pour que ce phénomène se produise.

Cette petite histoire, vous l’aurez compris, est une illustration pour que les débutants comprennent. Volontairement vulgarisée. La rigueur scientifique s’efface devant l’accessibilité. L’humour y joue un rôle également.
Je n’y parle pas des watts / heure car cette unité de valeur concerne plusieurs énergies.

Pour conclure sur un ton plus rigoureux, je vous souhaite :

Bonne nuit les petits !

10 commentaires Ajoutez les votres
  1. Bravo c est une belle histoire et d’une pedagogie implaquable, tu devrais faire des livres scolaires (il y a un zero de trop sur 400 mah sur 20 heures )

    1. Merci. Tu n es pas le premier à me dire ça. J ai effectivement déjà ecris une histoire ou deux. Le principal C est que les gens s comprennent.

  2. Pas mal la métaphore! Vraiment bravo.
    Tu fais une suite? avec les cellules, 2s 3s 4s avantage inconvénient, le calcule que tu m’avais montré pour choisir le nombre de C et tout et tout.

  3. Merci pour l’article ! Il faut garder le rythme !
    J’ai un super sujet pour un prochain article que j’aimerais bien voir approfondir, ce sont les cables coaxiaux: vaste sujet traitant de l’impédance (50 Ω, 75 Ω, …), attenuation du signal en fonction de la longueur de cable, du type de cable, du blindage, …
    On retrouve ces cables sur nos Pinwheel, nos helix, nos rallonges d’antenne, etc… Il y a tellement de sortes !
    Incidence sur nos antennes ? Comment bien choisir ?
    Et la connectique qui va avec ? BNC, SMA,…
    Vaste sujet de radioamateur qui meriterait d’être vulgarisé !
    A + !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *