Après le graphène, les nano fils d’or gainés

La vulcanisation du caoutchouc, la découverte de l’Amérique, le four à micro ondes, la pénicilline. Qu’ont toutes ces inventions en commun ? La sérendipité. C’est à dire : faire involontairement une découverte scientifique ou une invention technique. C’est ce dernier cas qui nous intéresse. Puisqu’une étudiante qui travaillait sur l’amélioration de la durée de vie des batteries au lithium a omis de se laver les mains alors qu’elle venait de manipuler une solution électrolytique. Elle et son équipe travaillaient sur les nanos fils d’or qui contribuent à la
durabilité des batteries au lithium. Les résultats étaient probants mais les nano fils, bien qu’ils soient efficaces, étaient très fragiles.

 » L’utilisation des nano-fils dans les batteries est étudiée depuis de nombreuses années parce que ces filaments, des milliers de fois plus fins qu’un cheveu humain, sont extrêmement conducteurs et présentent un grande surface pour le stockage et le transfert d’électrons « . source : Le monde informatique.

Or, l’étudiante en question, Mya, a manipulé les nano filaments en les recouvrant involontairement de cette solution électrolytique. Ceux ci sont devenus bien plus résistants. Eliminant du coup leur plus grand défaut : la fragilité.

Mya et sa découverte accidentelle pourraient bien avoir un énorme impact sur l'avenir des accus.
Mya et sa découverte accidentelle pourraient bien avoir un énorme impact sur l’avenir des accus.

Résultats

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Le tableau des cycles, avec et sans solution PMMA

Les nano fils ont été gainés de dioxyde de manganèse et le tout fut recouvert par la solution qui recouvrait les mains de Mya ( polymethyl methacrylate, PMMA) et ils sont devenus plus solides.

La nouvelle batterie ainsi obtenue ne s’est dégradée que de 5% au cours de centaines de milliers de cycles alors qu’une batterie classique perd beaucoup de sa capacité après 5 à 7000 cycles. Ne parlons même pas des lipos qui vivent bien moins longtemps.

 

Voici la publication dAmerican Chemistral Society où il est précisé que sans le gel découvert accidentellement, la même batterie ne dure pas si longtemps. Car les nano fils se détériorent.

Évidemment, les travaux vont continuer jusqu’à la pleine compréhension du phénomène. L’équipe dédiée à la recherche sur la durabilité des accus : Mya Le Thai, Girija Thesma Chandran, Rajen K. Dutta, Xiaowei Li, et Reginald M. Penner

aura t’elle des résultats susceptibles de concerner les utilisateurs de lipo ? Faut il plutôt attendre le graphène et sa pleine exploitation ? Ou mieux, combinerons-nous un jour les deux technologies jusqu’à atteindre

200 000 cycles !

 

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