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Butterflight : les questions, les réponses


Beurre ou vaseline ? Il y a beaucoup d’agitation autour de ce nouveau configurateur mais est-elle méritée et si oui pourquoi ? Il se trouve que nous arrivons dans des notions assez complexes au final et ce n’est pas ce qui nous interresse. J’ai donc essayé d’en savoir plus en interrogeant des personnes capables de lire des codes et de découvrir ce que ce nouveau configurateur apporte. Aujourd’hui, je vais vous donner une première réponse sur ce firmware. Mûrement réfléchie et basée sur les observations des pilotes, l’intention des créateurs et le véritable but de ce fork de Betaflight. Puis nous irons plus loin et vous verrez ce que deviendra probablement Butterflight. Car il est très jeune encore, malgré de grosses ambitions !

C’est quoi un fork ?

C’est un logiciel qui reprend au moins une partie d’un autre logiciel. Souvent, il utilise aussi une interface similaire et un code approchant. Bon je suis pas spécialiste mais Dronin par exemple est un fork d’Open Pilot.

Il s’agit, en créant un fork, d’améliorer ou de compléter un logiciel déjà existant avec des fonctions supplémentaires.

Mais alors, qu’apporte Butterflight pour le moment ?

Oserai-je dire qu’il n’offre rien aujourd’hui ? Pour le moment Butterflight est en effet trop similaire à Betaflight. Même le filtre Kalman existe toujours sous BF pour peu qu’on l’active et que le développeur de votre FC ait choisi de l’intégrer. La preuve, la YupiF4 à conservé ce filtre et elle tourne sous BF. Je vous rappelle qu’on ne trouve pas le filtre Kalman par défaut, ni sur BF, ni sur BF ( sur butter, il est actif d’emblée depuis la 3,4,1 ).

Butterflight est effectivement très similaire au niveau du code, selon un des contributeurs de BF. Et le filtre Kalman est disponible sous les deux firmwares. Il doit donc y avoir une autre raison pour que BTF ( Butterflight ) ait été créé.

Faut il déjà attendre de meilleures performances ?

En traînant sur les groupes, j’ai vu que beaucoup de pilotes ont essayé d’activer un maximum d’options sur leur FC sous Butterflight afin de voir si le code était assez efficace pour optimiser les CPU. Une valeur plus faible du taux d’occupation que sous betaflight avec les mêmes options est elle possible ?

En effet, il faut savoir qu’en activant les filtres dynamiques, le filtre Kalman, les accéléromètres et toutes les ressources gérées par le processeur F3, F4 ou F7, on arrive à un taux d’occupation des performances déterminé en pour cent. Au delà de 35 ou 40 % ( de mémoire ), la carte empêche l’armement des moteurs.

La plupart des pilotes n’ont pas constaté de différences mais quelques uns ont réussi cependant à obtenir des meilleurs résultats tandis que d’autres sont revenus à Betaflight. Bref, rien de significatif de ce côté là.

Le retour du filtre Kalman ?

On peut le trouver sur les deux firmware mais pas en natif. Il y a plusieurs façons pour l’obtenir. Ce qui est sûr, c’est qu’il faut l’activer dans presque tous les cas. Voici comment faire sur Butterflight : cliquez sur l’image ci dessous et suivez bien la procédure en surveillant la température de vos moteurs ! Une F4 au moins est préconisée.

Butterflight, un peu trop fork ? Ou pas assez ?

Quand on parcourt son interface, il est difficile de trouver des différences avec Betaflight, c’est le moins qu’on puisse dire. On a vraiment l’impression d’une copie. Même l’OSD est encore à l’image de Betaflight… Quant au reste, tout est identique. Il y a cependant une ou deux différences :

  1. La compatibilité avec le smart audio Akktek. En effet, une erreur du constructeur a rendu impossible l’utilisation des VTX Akktek avec le smart audio sous BF. Butterflight à corrigé l’erreur alors que BF avait rechigné…
  2. Quelques fonctions en moins selon les processeurs. On peut lire ici que certaines options ont été retirées ( pour les possesseurs de F3 ). Les leds par exemple ne sont plus pilotables. Les créateurs de BTF n’ont cependant ôté que des fonctions accessoires. Il s’agit en fait de tester les filtres en leur octroyant plus de ressources :

La réponse : quel est le véritable but de Butterflight ?

Comme tout bon fork, Butterflight va effectivement apporter des choses qui n’ont jamais été développées sous Betaflight. Notamment les Wizards, à l’instar de Raceflight ( Un wizard est un assistant de configuration ).

Les Wizards

Dans sa forme future, lorsque vous brancherez votre machine pour la première fois sur Butterflight, le configurateur vous aidera à installer votre rx, les sens de vos moteurs, le contrôle du VTX… Bref, ce configurateur sera plus accessible, ce qui fera plaisir aux débutants. Ira t-il jusqu’à intégrer BL Heli ? Ce serait juste formidable.

Les performances de vol

C’est une autre volonté affichée des créateurs : se concentrer sur le vol et ses qualités. En l’occurence, Butterflight se concentre sur les filtres et les gyros bien costauds. Le filtre kalman est un filtre dynamique si je dis pas de bétises, il est très gourmand en ressources et semble bel et bien optimisé pour les gyros 32 k, meme s’il fonctionne aussi en 16 k.

Pour que les multirotors volent comme ils devraient le faire.

Nous dit-on en guise d’introduction à Butterflight… Les miens volent droit en tout cas… Merci.

Spécial gyro 32 k et FC Helio Spring double cœur : la carte sous butterflight

Un gyro 32 k, un F3 et un F4 ( coprocesseur pour les filtres et processeur pour les autres opérations ? Probablement. Il faut cependant une grosse puissance de calcul pour gérer des filtres dynamiques basés sur des transformations de fourrier et les PID à base de quaternions.

Les PID et les quaternions sont une méthode de réglage des PID via une juxtaposition de deux figures géometriques. C’est tout ce que j’en sais…

En résumé, c’est un peu tôt

Butterflight, bien que prometteur, est pour le moment trop jeune pour apporter une réelle différence avec Betaflight. Mais si ses créateurs ont pris la peine de lancer ce configurateur, c’est probablement car Betaflight est devenu une grosse machine collaborative, parfois un peu lourde. Quant au ressenti de ceux qui l’ont essayé et trouvé très bien, je ne doute pas d’eux un instant. Avec les setups, on obtient parfois des choses très différentes. Ça peut voler mieux ou pire.

Entre

  • la volonté d’amélioration de Butterflight qui proposera de nouvelles options que Betaflight n’a pas pu / voulu develloper
  • ses futurs assistants qui rendront la vie plus facile aux débutants
  • le travail sur des gyros, les filtres et les duo de processeurs
  • l’intercompatibilité Betaflight / Butterflight

Il est bien possible qu’un second firmware naisse tout en s’éloignant de son ainé et en devellopant sa propre personnalité, basée sur la facilité d’emploi et les performances.

Il faudra cependant etre patients. Car pour le moment pas mal de bugs sont signalés, ce qui est normal. On peut malgré tout regretter que les créateurs n’aient pas proposé davantage de nouveautés dès la naissance de Butterflight. Vu la vitesse d’évolution des firmwares, on attendra pas longtemps !

Mais

A termes, il est possible qu’on arrive à supprimer les filtres… C’est bien pour ça que la FC Helio Spring à deux processeurs, un pour soutenir l’autre en le soulageant d’une partie du nettoyage du signal. Et le second pour gérer les pid.


6 comments on “Butterflight : les questions, les réponses

  1. FPV_67460

    Un configurateur qui soit orienté novices, qui va à l’essentiel sans te gaver de réglages incompréhensibles et inutiles pour 80% des usager => … Un rêve 🙂
    Mieux une carte de vol type “AUTO-Setup” qui s’ étalonne et s’ optimise seule = le Graal 🙂 🙂

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