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 La danse de l’air : test de la Swing en vol


Voici la suite de l’article entamée par Fredouillo sur la Swing de Parrot, le test en vol de cet hybride connecté, à mi chemin entre l’aile volante et le multirotor. En préambule, la prise en main de l’appareil. Je ne vais pas vous mentir, la Swing dégage une impression de fragilité assez inquiétante. L’ensemble est léger et brinquebalant et le plastique est assez souple. Quant à l’émetteur radio, le Flypad, l’effet est inverse : compact et lourd, il semble plus solide. Il faudra faire attention en transportant ce modèle, c’est certain. Heureusement, il est réparable pour peu de se procurer les pièces de rechange et craint davantage les mauvaises manipulations que les crashs.

Pratique,

la recharge se passe au niveau de l’arrière de l’appareil, via une prise micro-usb. Cela oblige cependant à poser l’appareil sur les hélices. Le temps de charge est correct avec un chargeur de téléphone modeste, soit 5V 700 mA. Parrot indique un temps de 30 minutes avec un charger 2A, ce qui semble en accord avec mon expérience. La batterie se retire assez difficilement et peut se recharger à part sur un dock vendu séparément.

L’émetteur fonctionne également sur batterie ( non amovible ) mais heureusement il nécessitera d’être rechargé bien plus rarement.

Dernière étape avant de décoller, le téléchargement de l’application Parrot et la mise à jour du Flypad et de la Swing, : installer l’application.

L’appli permet

  1. de changer l’affectation des commandes sur le Flypad ( changement effectif tant que l’application tourne ).
  2. d’avoir la télémétrie pour la batterie et de sélectionner le mode de vol quand le Flypad est connecté. Sans, vous avez toutes les commandes à la radio pour diriger vous même la Swing.

L’appairage de la radio ou de la tablette/téléphone avec la Swing ne pose pas trop de soucis, en revanche celui des trois appareils simultanément est plus long.

En vol !

Mode quadri

Le décollage s’effectue automatiquement en appuyant sur un bouton, l’appareil se fige alors à un mètre du sol : c’est en mode quadritotor. On se retrouve avec un appareil avec de faibles débattements, pas bien violent. On peut utiliser les fonctions préprogrammées :

  • Tourner à 90°, 45°
  • Prendre une photo

Très bien pour les débutants, sans intérêt pour les plus expérimentés. Le vol est pourtant sain et sans surprises. Pas de débattements plus sportifs à disposition, hélas. Le vent ne lui pose malgré tout pas de soucis tant qu’on ne touche pas aux commandes. Mais dès qu’on veut prendre le contrôle; c’est la bataille avec un appareil dévoué à rester en place malgré votre envie d’aller plus loin.

Translation

Le passage en mode avion est facile et réduit les problèmes si la brise se lève ( moins de prise au vent en position horizontale ). On appuie sur un bouton, la Swing se penche. On appuie encore et elle gagne à nouveau en inclinaison. Trois réglages différents sont disponibles dans ce mode. Et plus l’aile s’incline, moins on souffre du vent. Logique. Le pilotage est facile, une main suffit amplement à guider l’aéronef.

On peut contrôler

  1. l’altitude,
  2. la vitesse/inclinaison
  3. la direction.

Gérer l’altitude est sans intérêt : l’appareil reste avec son inclinaison par défaut et monte étrangement vers les cieux, très lentement. La sensation lors des virages s’apparente à celle d’un virage aux ailerons sans la “difficulté” des commandes manuelles. Le stick de droite vous permet de contrôler manuellement la courbure alors que le stick de gauche vous impose un virage de 45°. Vous pouvez également choisir de contrôler l’inclinaison uniquement, l’appareil restera alors à la même altitude et se penchera plus ou moins par rapport aux préréglages.

Figures de base ou figures basiques ?

Les fonctions préprogrammées sont un peu plus poussées en mode avion :

  1. le looping ( fonction risquée qui nécessite quelques mètres ),
  2. le vol dos, accessible via deux boutons dont l’un provoque un retournement sur le côté et dont l’autre fait repartir l’aile dans le sens opposé. Que l’appareil vole sur le dos ou le ventre, aucun changement n’est à noter dans les commandes. Une bonne idée pour voltiger facilement mais qui ne vous fera pas progresser.

Un avantage à voler en mode avion ?

Bien sûr, le temps de vol est augmenté par rapport au vol vertical puisque les surfaces portantes soulagent les moteurs du poids de l’appareil. Il qu’il serait cependant préférable d’avoir un temps de vol similaire mais avec une vitesse plus élevée. Le pilotage est donc paisible et les variations d’altitudes faibles. La Swing est agréable et facile à piloter.

En cas de besoin, on peut repasser en mode quadri via le bouton qui sert à décoller. En appuyant une seconde fois, on atterrit.

Si la liaison radio se coupe, l’appareil repasse automatiquement en mode quadri, il restera alors gentiment à sa place en attendant que la liaison soit de nouveau effective. La portée reste tout à fait honnête comparée à la taille de l’appareil, je dirai qu’elle est d’au moins 50 mètres avec le smartphone, un peu plus en liaison directe avec le Flypad. Le temps de latence reste plus élevé qu’avec une liaison radio classique mais il n’est pas gênant pour le pilotage.

Faut t’il l’acheter ?

Pourquoi pas, si vous débutez. C’est un appareil rassurant, facile à appréhender. Pour les pilotes confirmés, c’est un bon moyen pour décompresser. De plus, malgré son aspect fragile, il a résisté à toutes mes erreurs. Mes compétences en mode 2 ( gaz à gauche ) sont limitées, le mode avion ne pose pas de soucis à un mode 1 ( gaz à droite ) mais le mode quadri est plus déroutant si on ne vole pas dans son mode habituel. La présence d’une tablette est salvatrice dans ce cas.

La conviction de Parrot

Attention toutefois à ne pas espérer rentrer dans le monde des voilures fixes avec cet appareil, son pilotage ne ressemble en rien à celui d’un avion. Non pas à cause de la stabilisation, mais car celui-ci s’apparente plus à un quadri bloqué en marche avant qu’à une véritable aile volante. Il semble justment que c’était la volonté de Parrot que de proposer un hybride. Et c’est un pari gagné à ce niveau.

La Swing n’a effectivement pas la prétention d’être un appareil pour apprendre le vol à vue mais plutôt de faire découvrir au plus grand nombre la joie de voir voler une machine qu’on contrôle soi même.

Un test de Geoffroy. Merci à lui.


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